Angel, l'homme orchestre à Mozac
La plus belle matière d'un clown, c'est lui, c'est sa singularité. Angel Ramos Sanchez se promène avec son alter ego " Peppe" depuis quatorze ans. C'est avec lui qu'il est né sur scène, c'est lui qui a concrétisé ses rêves de spectacle. Ça le démangeait depuis longtemps.
Tout nourrit le clown d'Angel Ramos Sanchez : magie, mime, commedia dell'arte… et son pays natal, l'Espagne. Il garde de son arrivée en Belgique, à neuf ans, un souvenir sombre : " Je me suis retrouvé au centre de Liège sans plus aucun espace de jeu. " Aujourd'hui, il fait plus que compenser avec la scène. Depuis, le partenaire de Peppe est le public. Des " collectivo " adressés au public ponctuent le spectacle. Peppe joue sur l'écoute du public, c'est lui le vrai metteur en scène. Il se moque de tout ce qui se passe sans méchanceté, il est avec les gens jamais contre eux. Un rire différent ou qui se prolonge, un regard saisi dans les premiers rangs, des volontaires pour un remake de Jane et Tarzan.
Textes de Prévert
Angel Ramos Sanchez n'envisage pas de jouer avec d'autres comédiens : " En duo, il y a peu d'espaces pour des variantes ; en solo, on prend le chemin qu'on veut ! " Il préfère poursuivre la route avec le même compagnon. " Peppe me donne du plaisir par les mécaniques qu'il met en place… " S'il s'est servi de textes de Prévert ou de Dali, Peppe prend toujours la parole, il met la salle au diapason et fait mouche, qu'il mange une tartine sans oublier de la partager avec un spectateur, se lance dans une démonstration de pelote basque, se prenne pour un scaphandrier, fasse chanter la salle… Comme il le souligne, Angel Ramos Sanchez s'amuse et communique son plaisir.
Spectacle à voir le vendredi 5 décembre à 20h30, à la salle Arlequin de Mozac.
Renseignements : Natercia Brandao, au 06 20 35 93 07.
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