L’Etat dans l’Allier changera de visage en 2010
L’ETAT qui compte aujourd’hui quinze sous-structures dans l’Allier n’en aura plus que six en 2010. Le Préfet, Patrick Pierrard, expliquait la semaine dernière les conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) sur l’organisation territoriale de l’Etat dans le département. Depuis juin 2007, le gouvernement planche en effet sur une véritable modernisation de l’Etat – la dernière date de 1964 - destinée à une meilleure efficacité et à une gestion budgétaire plus rigoureuse. Les services proposés à l’échelon départemental sont amenés à évoluer pour une meilleure réponse aux besoins des usagers. L’échelon régional continuera quant à lui de coordonner le pilotage des politiques publiques.
Dans l’Allier, Préfecture, sous-préfectures et Inspection d’Académie ne changeront pas. En revanche, la première mesure consistera à fusionner les services de la trésorerie générale et de la direction des services fiscaux en une seule entité : la direction départementale des finances publiques. Le plus gros volet de la réforme tiendra en la création de trois nouvelles directions. La direction départementale des territoires qui sera chargée de l’aménagement et de la gestion du territoire et des espaces récupérera le bureau environnement de la Préfecture et le service départemental de l’architecture et du patrimoine ainsi que certaines compétences de la Direction Départementale de l’Equipement (DDE), de la Direction Départementale de l’Agriculture (DDA), de la Direction Régionale de l'Industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE),.
La seconde direction aura à sa charge la protection des populations, depuis la protection et gestion des risques à la sécurité sanitaire et protection des consommateurs. Pour cela, les services compétents au sein de la DDE, de la préfecture, de la Direction des Services Vétérinaires (DSV), de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports (DDJS), et la Direction départementale de Concurrence, du Commerce et de la Répression des Fraudes (DDCCRF) seront regroupés en un même lieu.
Enfin, la direction départementale de la cohésion sociale regroupera la direction départementale du Travail (DDTEFP), une partie des services de la DDASS, de la DDE, de la DDJS et de la Préfecture. Elle se consacrera aux problèmes de logement, d’emploi, de cohésion sociale et d’égalité des chances. Si des changements immobiliers seront nécessaires pour ces regroupements, les trois directions resteront dans l’agglomération moulinoise.
Ces restructurations devraient permettre une meilleure coordination entre les services et plus de clarté sur les compétences de chacun. Les économies budgétaires découleront d’une organisation pensée comme plus fonctionnelle.
1300 fonctionnaires concernés
Dans le département, 1300 personnes qui travaillent au sein de ces administrations, sur les 10000 fonctionnaires que compte le département, seront directement concernées par cette restructuration. « Les politiques nationales souhaitent diminuer le nombre d’emplois publics. Avec le chiffre : un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé. Ce chiffre est national. Cela ne veut pas dire que dans le département seuls 50% des gens seront remplacés. Nous examinons en fonction des besoins. Toutefois, il est probable que l’effectif des 1300 fonctionnaires soit un peu réduit d’ici 2010. Je ne sais pas encore dans quelle mesure, cela dépendra du budget et des besoins. », expliquait le Préfet. Quant aux inquiétudes concernant la mobilité géographique, Patrick Pierrard a affirmé « il n’y aura pas de mouvements d’emplois entre les échelons régionaux et départementaux. Nous ne dirons pas à quelqu’un de Moulins d’aller travailler à Clermont-Ferrand, sauf s’il le souhaite. De même, cette réorganisation se fera dans le respect des équipes de travail existantes, des métiers, des compétences de chacun, et des personnes. » La nouvelle organisation devra être effective au 1er janvier 2010.
Cindy ROUDIER
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Parmi les 330 mesures de la Révision Générale des Politiques Publiques, les démarches nécessaires à l’élaboration des passeports et cartes d’identité seront modifiées. Depuis 2000, les usagers pouvaient se rendre en mairie pour faire leur demande. Suite aux contestations de certaines villes, refusant d’assumer cette charge, l’Etat a décidé que seules 2000 communes françaises assumeront, sur la base du volontariat, cette fonction. Une rémunération sera attribuée aux mairies volontaires. Dans le département, 17 communes ont signifié leur accord. Pour leurs demandes de documents d’identité, les habitants de l’Allier auront donc le choix de s’adresser à l’une de ces 17 mairies, à la Préfecture ou aux sous-préfectures.
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