Améliorer l'accueil pour les plus démunis
LES conditions d'accueil précédentes étaient déplorables. A tel point qu'en 2006, la Préfecture avait dû fermer une partie des locaux du Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale moulinois. Près de deux ans après, le bâtiment a été entière-ment reconstruit. Depuis le 1er décembre, les personnes les plus en difficulté sont ac-cueillies au 51, rue Meunier. Géré par le volet réinsertion sociale de l'association Viltaïs, le CHRS propose 21 chambres, dont certaines communiquent entre elles pour améliorer l'accueil de familles, et six chambres d'hébergement d'urgence. Cinq abris pour l'hébergement de nuit ont été créés. Trois appartements seront également aménagés prochainement juste à côté du nouveau bâtiment.
Plus qu'une simple solution d'hébergement, le CHRS est un moyen de remettre en selle les personnes sans domicile, sans emploi, les victimes d'addiction, ceux qui sor-tent de prison ou d'hôpital et tous les accidentés de la vie. " L'hébergement en CHRS intervient à un moment de l'existence où ces personnes s'interrogent sur leur parcours et sur ce qui les a amenées là. " explique Nicolas Marinier, responsable du pôle ur-gences de l'association Viltaïs. Pendant quelques jours ou quelques mois, ils vont réapprendre à vivre en société et résoudre leurs problèmes sanitaires, psychiques, d'emploi, de logement avec l'aide de l'équipe sociale. En 2007, près de 440 hommes, femmes et enfants ont été accueillis. " Même lorsque le CHRS est plein, nous garantissons la continuité de la prise en charge, grâce à nos réseaux. C'est cela le plus important. ", signale Nicolas Marinier.
Les travaux auront coûté 1 313 611 euros, pris en charge par l'Etat, le Conseil géné-ral, la Ville de Moulins et par des emprunts.
C. R.
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Le droit au logement pour tous
Lors de son intervention, Patrick Pierrard, le Préfet de l'Allier a rappelé les obliga-tions de l'Etat en matière d'hébergement et notamment le droit à un logement décent pour tous, formulé dans une loi du 5 mars 2007. Depuis le 1er janvier 2008, les per-sonnes qui ne bénéficient pas d'un logement décent peuvent exercer un recours contre l'Etat. Dans l'Allier, 27 dossiers de mal-logés ont été déposés. La commission créée pour les étudier en a jugé 9 recevables. " Nous sommes dans l'obligation de trouver une solution pour ces personnes. Pour l'une d'entre elles, c'est très compliqué et elle peut saisir le juge, qui pourra prononcer une astreinte. A ce moment-là, l'Etat ne pourra plus reculer. "
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