Recensement : 27.300 Auvergnats gagnés en huit ans
AVEC une population de 1.335.938 habitants au 1er janvier 2006, l'Auvergne affiche une progression démographique de 2,1%, soit un gain de 27.300 habitants de plus qu'en 1999 ! Voilà qui est encourageant, après deux décennies de déclin, mais la progression générale masque des situations inégales. Deux territoires tirent la population régionale : l'espace urbain clermontois, et l'Yssingelais qui bénéficie grandement en Haute-Loire du trop-plein de l'agglomération de stéphanoise. Mais l'Auvergne et le limousin demeurent les deux seules régions françaises dont le solde naturel (balance des naissances et des décès) reste obstinément négatif. L'accroissement de la population provient donc du solde migratoire, et dépend de la seule attractivité de la région.
Dans le détail, la hiérarchie départementale est respectée. Avec 623.463 habitants, le Puy-de-Dôme est largement devant l'Allier, 343.309 ha., puis la Haute-Loire, 219.484 ha., et le Cantal, 149.682 ha. Nos infortunés voisins franchissent à l'envers la barre des 150.000 habitants. Six départements ont une population inférieure à ce seuil.
L'Allier et le Cantal ralentissent la baisse de leur population, tandis que la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme progressent. La Haute-Loire est la seule en Auvergne à mon-trer un solde naturel et un solde migratoire positifs, avec une progression similaire à la moyenne nationale. L'Yssingelais a gagné 7.300 habitants entre 1999 et 2006, soit un quart de la croissance régionale, au rythme annuel d'1,4%.
L'espace urbain clermontois, 589.100 habitants étalés entre Vichy au nord, Thiers à l'est, et Issoire au sud, présente un gain de 22.100 personnes pour la période considé-rée, avec une progression de 0,5% l'an. Un quart des Auvergnats vit dans ce vaste bassin d'emploi qui pèse les trois quarts de la croissance régionale.
Clermont-Ferrand : + 300 habitants par an
Le recensement montre pour la période 1999-2006 l'attractivité des petites com-munes, en particulier des communes périurbaines, en raison de l'étalement urbain, tandis que les villes centres perdent des résidents. Clermont-Ferrand (138.992 ha.) et Issoire (14.016 ha.) augmentent leur population, mais Montluçon (39.889 ha.), Moulins (20.599 ha.), Vichy (26.108 ha.), Le Puy-en-Velay (19.321 ha.), Aurillac (29.477 ha.) et Thiers (12.194 ha.) subissent des pertes. Clermont-Ferrand a gagné 300 habitants par an entre 1999 et 2006, quand Montpellier en gagnait 4.300 /an, et Lyon, 9.900/an, mais Saint-Etienne en perdait 820/an. Il faut aussi souligner l'émergence de Pont-du-Château, au-delà des 10.000 habitants (10.102), qui rejoint ainsi Aubière, 10.065 ha., et Beaumont, 11.214 ha. Cournon (18.356 ha.) demeure la seconde ville du Puy-de-Dôme, d'une courte tête devant Riom (18.118 ha.), et Chamalières (17.689 ha.).
Si les aires urbaines affirment leur croissance, et l'espace rural se repeuple, les massifs montagneux restent à l'écart de cette tendance : en particulier le Livradois-Forez, les Combrailles, le Sancy, l'Artense, le Cézallier, et la Sologne Bourbonnaise…
A noter que les chiffres communiqués par l'Insee, sont qualifiés cette année de " population légale " avec le recensement annuel, et non plus de " population estimée ", comme auparavant. Les résultats complets du recensement sont accessibles sur le site Internet : ww.insee.fr/auvergne, et en version papier auprès de l'Insee à Chamalières (04.73.19.78.00).
J-J. ARENE
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nouveau recensement
Combien serons-nous dans huit ans ? A partir du 15 janvier, et jusu'au 21 février, l'enquête annuelle du recensement redémarre dans 259 communes de moins de dix mille habitants, et 14 communes de plus de dix mille habitants. En Auvergne, 600 agents recruteurs embauchés par les communes et formés par l'Insee, feront du porte à porte dans les communes concernées, pour déposer une lettre du maire, et un ques-tionnaire.
Le recensement est obligatoire, et pour reconnaître ces agents, ils seront titulaires d'une carte tricolore, à en-tête de la République française.
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