Pour une insertion professionnelle durable
" DONNER une incitation financière pour encourager les gens à retrouver un travail, c'est indispensable. Mais, cela n'est pas suffisant. ". Pascal Perrin, vice-président du Conseil général chargé de la solidarité, de l'insertion, et Jean-Paul Du-frègne, Président du Département, présentaient la semaine dernière le nouveau pro-gramme départemental d'insertion et de lutte contre les exclusions, adopté lors de la session de décembre dernier.
Ce plan d'actions courra désormais sur un an au lieu de quatre auparavant. " Il a été conçu pour assurer la transition avec la généralisation du Revenu de solidarité ac-tive (RSA) et le plan de modernisation de l'insertion par l'activité économique prévu par l'Etat. ". La majorité départementale souhaite donner une nouvelle dimension à l'insertion en englobant les spécificités sociales de chacun. Un travail d'accord ! Mais pour que celui-ci dure, le Conseil général veut également résoudre les problèmes de mobilité, de garde d'enfants, de logement,…qui conduisent parfois à l'échec de l'insertion. Des mesures seront également mises en place pour aider le public le plus en difficulté à s'adapter à un environnement professionnel. " Nous devons intégrer toutes ces difficultés pour permettre aux gens d'aller plus haut. " précise Pascal Perrin.
Dès le 1er juin prochain, l'entrée en vigueur du RSA représentera un nouveau défi pour le Conseil général qui, comme pour le RMI, en assurera la mise en œuvre. " Nous donnons les grandes directions mais la déclinaison se fera par trois Commissions locales d'insertion et de lutte contre les exclusions. Chacune adaptera les mesures en fonction de son bassin géographique. Cela permettra également d'avoir plus de proximité avec les gens et de les accompagner tant sur le plan professionnel que social. " La complémentarité des multiples acteurs intervenant dans le domaine de l'insertion sera nécessaire : " c'est sur quoi nous allons travailler d'ici le 1er juin ", explique Jean-Paul Dufrègne. Les élus du Département souhaitent également associer fortement les entreprises et le monde économique à la lutte contre le exclusions en insérant notamment des clauses sociales aux chantiers pour lesquels le Conseil général est maître d'œuvre.
C. R.
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Actuellement 5500 personnes touchent le RMI dans le département. Le Conseil général estime que trois fois plus de personnes seront concernées par le RSA, puisque celui s'adresse également aux travailleurs pauvres et aux bénéficiaires des autres minima sociaux (allocation d'adulte handicapé (AAH), allocation de parent isolé (API) et allocation de solidarité spécifique (ASS)). Lors de l'expérimentation à Montlu-çon, 636 foyers ont bénéficié du RSA. Plus du tiers d'entre eux travaillent 35 heures par semaine.
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