Plan de soutien pour l'emploi des handicapés

Jean-François De La Rivière, délégué régional, et Tanguy Du Chêné, président de l'Agefiph (photo : Valentin UTA)
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C'EST bien connu. En période de crise, ce sont toujours les plus fragiles qui trin-quent. Tandis que 200.000 personnes en situation de handicap sont encore sans em-ploi en France, et que le chômage enregistre une hausse inquiétante, l'Agefiph vient de " casser sa tirelire ", en déployant un plan national d'urgence de 130 millions d'euros sur deux ans pour soutenir l'emploi durable des handicapés. Ces mesures ont été présentées à Clermont-Ferrand, il y a quelques jours, par Jean-François De La Rivière, délégué régional Auvergne, et Tanguy Du Chêné, président de l'Agefiph, qui effectue actuellement un tour de France pour " prendre la température " de la crise en région : " Ce plan n'est sans doute pas le meilleur, a-t-il reconnu. Mais il est le plus interactif possible : nous sommes à l'écoute de toutes les bonnes propositions sur le terrain. "
Des aides pour les entreprises
Ce plan de soutien répond plusieurs objectifs. D'une part, favoriser l'accès à l'emploi, en élargissant le dispositif de la " Prime Initiative Emploi " (PIE), mise en place en 2007 : elle sera majorée de 50 % pour les employeurs de vingt salariés et plus qui recruteront leur premier travailleur handicapé, et accessible aux entreprises du secteur non-marchand. " Le but est aussi de baisser le coût du travail pour les employeurs. Ils doivent savoir qu'ils peuvent compter sur nous " a insisté le président de l'Agefiph. La prime à l'insertion pour les bénéficiaires de minima sociaux sera également doublée, pour atteindre les 1600 euros. Parallèlement, de nouvelles dispositions de soutien seront mises en place pour la création d'entreprise, qui paradoxalement, attire plus de personnes en période de crise.
Deuxième objectif du plan de soutien : consolider l'emploi des handicapés, en of-frant aux entreprises qui feront évoluer des CDD en contrats d'intérim - d'au moins trois mois - ou en CDI une réduction de 50 % sur les PIE. Dernière volonté de l'Agefiph : mieux financer la formation des handicapés pour faciliter leur intégration professionnelle. Rappelons-le, 80 % des handicapés ont un niveau inférieur ou égal au BEP : " Nous prendrons en charge la formation de ceux qui ont le bon profil. " Les entreprises qui emploient des seniors et des jeunes handicapés seront, elles aussi, soutenues.
" Les périodes de détérioration du marché du travail se sont toujours traduites par un accroissement plus rapide du chômage des personnes handicapées, constate Tanguy Du Chêné. En anticipant, le conseil d'administration entend apporter une réponse rapide pour les soutenir sur cette période ".
Renseignements : www.agefiph.fr
Emmanuel THEROND
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