Les professions immobilières planchent sur l'avenir
C'EST parce qu'ils craignent de se voir " imposer des contraintes fortes " en matière de construction dans les années à venir que les professionnels de l'immobilier souhaitent prendre les devants. Réunis dernièrement au Centre régional des profes-sions immobilières, promoteurs, lotisseurs, agents immobiliers et constructeurs de mai-sons individuels ont donc planché sur le Schéma de cohérence territoriale (SCOT). Ce document, conçu par le SEPAC (Syndicat d'étude et de programmation de l'agglomération clermontoise), s'impose juridiquement à toutes les communes, notam-ment lorsqu'elles envisagent de réviser leur plan local d'urbanisme.
Pour Sylvain Massonneau, le nouveau président de la branche Auvergne de l'Union des Maisons Françaises, les incohérences et la pénurie foncière déjà existants au niveau de l'agglomération risquent de prendre une toute autre dimension avec le SCOT.
Mais pas question d'engager un bras de force et de se heurter de front aux élus. " Au contraire, on veut être constructif, apporter nos idées et notre expérience. Avec le recul, on sait ce qui a bien fonctionné au cours des dernières années, et ce qui a moins bien marché ", fait-on valoir du côté des professionnels de l'immobilier.
Dans le courant du mois de mars, ces derniers devraient rencontrer les rédacteurs du SCOT pour leur faire part de leurs préoccupations.
" Nous aurons des mesures très concrètes à leur proposer. Sur la construction de maisons individuelles par exemple, on souhaiterait obtenir des dérogations sur les maisons dites écologiques. Que celles-ci ne soient pas incluses dans les quotas ", indique Sylvain Massonneau, tout en rappelant que la maison reste le souhait n°1 pour 80 % des ménages français.
Au-delà, les professionnels de l'immobilier craignent que l'activité économique soit à terme bridée par un excès de règles, alors qu'ils subissent aujourd'hui de plein fouet, comme beaucoup de secteurs, les effets délétères de la crise.
" Si l'Auvergne veut accueillir des jeunes ménages et des familles, il faut libérer des terrains. Pour les 20 ans à venir, nous voulons du dynamisme, que l'agglomération clermontoise soit attractive. "
C'est justement aussi la volonté de Dominique Adenot, le président du SEPAC…
J.-P. B.
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