Prélèvement et greffes d'organes
EN Auvergne, on a effectué l'an dernier vingt-sept prélèvements : dix cœurs, douze foies, et quarante-deux reins. Pour un total de soixante-quatre greffes... mais 180 malades ont attendu une greffe.
" La technique de greffe est de mieux en mieux maîtrisée ", indique l'Agence de la biomédecine. Le succès de cette thérapeutique et le vieillissement de la population entraînent un recours toujours plus fréquent à cette technique. Cependant, le nombre de patients qui chaque année ont besoin d'une greffe ne cesse d'augmenter : en 2008, ils étaient 13.687, soit 571 de plus qu'en 2007. Mais seules 4.620 greffes ont été réalisées et 222 patients sont décédés faute de greffons.
Alors que le don d'organes a été déclaré, avec le don de moelle osseuse, de sang et de plaquettes, grande cause nationale pour 2009, il est important de fédérer et rassem-bler toutes les énergies pour faire progresser la greffe. L'Agence de la biomédecine lance actuellement une campagne nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe.
L'activité de prélèvement et de greffe en France s'organise autour de trois types d'acteurs médicaux : les équipes de réanimation et de coordination hospitalière en charge du prélèvement, les équipes de greffe en charge des patients en attente ou des greffés et l'Agence de la biomédecine.
Afin de recevoir un organe, le malade doit être inscrit, par son médecin, sur la liste nationale d'attente de greffe gérée par l'Agence de la biomédecine. Chaque greffon est attribué de façon la plus équitable possible selon des règles précises homologuées par le ministère de la Santé et mises en oeuvre par l'Agence de la biomédecine.
J-J.A.
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