" Coco " : produit de consommation
L'histoire : parfait self made man, Coco, 40 ans, a connu une réussite sociale fou-droyante grâce à son invention de " l'eau frétillante ". Et ses relations sont à la hauteur de sa situation professionnelle.
Notre avis : ça n'est pas tout à fait du cinéma. Tout juste un objet cinématographique. Les acteurs ne sont plus des comédiens mais des " people ". Lorsque la télévision produit des films, elle cherche évidemment son intérêt, oubliant toute dimension artis-tique pour mieux rechercher la rentabilité. Gad Elmaleh rentre tout à fait dans ce stan-dard aseptisé, il en est le prototype, la quintessence. Invité récurrent des plateaux télé-visuels, ce comique populaire- à l'image de Dany Boon- correspond tout à fait à l'air du temps. Pas étonnant, dès lors, de le voir propulsé, catapulté sous les feux des caméras. Ici, la vedette délivre un film tout entier dévolu à sa propre personnalité. Réalisateur, il en est aussi le héros gesticulant et grimaçant à défaut d'être désopilant. Rien de très raffiné, ni de franchement hilarant au travers des tribulations de ce personnage un peu grotesque. Mais il y a longtemps que le cinéma comique français ne fait plus dans la dentelle, lui préférant la vulgarité et la grossièreté…Qu'importe, l'image de Gad Elmaleh apparaît suffisamment consensuelle pour éviter l'amertume désobligeante des critiques. Le public complaisant va foncer voir " Coco " comme il s'est rué vers les " Ch'tis ". Le cinéma est devenu un produit de consommation comme un autre.
Marc FRANÇOIS.
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