Julien Pierre : l'homme de l'ombre
2e ligne moderne, physique et abatteur de terrain, Julien Pierre a su gagner sa place dans l'équipe de l'ASM Clermont Auvergne, alors que la concurrence est rude à son poste. Discret dans la vie, ce colosse de 1,97 mètre pour 111 kilos est un vrai guerrier sur un terrain de rugby. Natif de Rodez, il a fait ses premières armes rugbystiques aux Sables d'Olonnes, avant de rejoindre La Rochelle et puis Bourgoin, où il a passé cinq saison. Il revient sur ses premiers mois passés au pied des volcans.
Info - Depuis votre arrivée l'été dernier, comment s'est passée votre intégration ?
Julien Pierre - Vraiment très bien. Je suis très content de faire partie de ce club et de ce groupe. En plus, j'ai la chance de jouer aujourd'hui. J'ai trouvé ici ce que j'étais venu chercher, un club très professionnel, avec de belles structures. Je voulais aussi avancer par rapport à Bourgoin, et franchement, je ne suis pas déçu.
I. - Quel est votre sentiment au niveau du groupe Clermontois que vous connaissez mieux aujourd'hui ?
J. P. - C'est un groupe très professionnel qui a de grosses qualités, aussi bien phy-siques et techniques que mentales. A chaque entraînement, l'équipe cherche à s'améliorer.
I. - La méthode Cotter, cela change aussi du travail qui était fait à Bourgoin...
J. P. - Oui, évidemment. Juju (Bonnaire) m'avait prévenu avant mon arrivée. De toute manière, c'est comme ça que l'on avance, que l'on progresse. Si chaque joueur s'améliore, c'est tout le groupe qui en bénéficie au final.
I. - D'un point de vue personnel, estimez-vous justement avoir progressé ?
J. P. - Je le pense. On travaille très dur physiquement avec trois séances de muscu-lation par semaine. A Bourgoin, je n'avais pas l'habitude de faire ça. J'estime avoir pro-gressé aussi dans le jeu, car celui prôné par Vern Cotter s'avère très exigeant, notam-ment en terme de mobilité. Et puis, il y a également une grosse concurrence à l'ASM, même si celle-ci reste très saine. L'émulation profite au groupe tout entier.
I. - L'équipe occupe la 4e place pour l'instant, comment voyez-vous cette fin de saison ?
J. P. - Il va falloir rester concentré, tout en continuant à travailler. Nous allons prendre chaque match les uns après les autres.
I. - Morgan Parra a signé à Clermont, un autre Berjallien. Vous a-t-il consulté avant de venir ?
J. P. - Bien sûr. Comme j'avais pu le faire l'an passé avec Julien Bonnaire, Morgan nous a beaucoup appelé avant de prendre sa décision. Je ne lui ai pas forcé la main non plus, mais je lui ai expliqué le fonctionnement du club. Je suis très heureux qu'il rejoigne le groupe la saison prochaine.
I. - Quelles sont ses principales qualités ?
J. P. - C'est véritablement un meneur d'hommes. Il a aussi une maturité exception-nelle pour son âge. Pour le reste, il veut toujours avancer et gagner.
I - En dehors du rugby, avez-vous d'autres passions dans la vie ?
J. P. - Depuis mon arrivée, j'ai fait pas mal de sorties culturelles. J'ai vu notamment beaucoup de concerts, que ce soit au Zénith où à La Coopé. J'aime bien cette dernière salle avec son côté intimiste.
Entretien : Jean-Paul BOITHIAS
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