Peugeot 308 CC : L'été toute l'année
EN ce début de printemps, Peugeot lance son tube de l'été avec la déclinaison coupé-cabriolet de sa 308 déjà proposée en trois portes, cinq portes et break SW. Plus imposante et plus élégante que la 307 CC qu'elle remplace, la 308 CC monte nettement en gamme et intègre des raffinements technologiques qui permettent à Peugeot, pionnier du CC, de garder une bonne longueur d'avance sur la concurrence.

Toi, toi, mon toit…
Par la faute d'un toit escamotable en deux parties sacrément encombrant, l'esthétique de la 307 CC et de son imposant popotin avaient été beaucoup critiqués à sa sortie en 2003. Conscients du problème, mais contraints de composer à nouveau avec ce satané couvre-chef, les designers de Peugeot ont méchamment phosphoré pour doter la 308 d'un physique moins lourdaud.
Si la ligne n'est toujours pas un modèle d'équilibre, le résultat est assez réussi. Les feux à diodes et les aérateurs noirs situés sous le bouclier y sont pour beaucoup, et l'épais jonc chromé qui parcourt la ceinture de caisse donne une note de raffinement bienvenue. Particulièrement agressive, avec sa gueule béante, ses grands phares effi-lés et son capot nervuré, la face avant de la 308 apporte une touche sportive qui va comme un gant à ce coupé-cabriolet très classe.
'veux du cuir
Dans l'habitacle de la 308 CC, le côté haut de gamme saute aux yeux. La nouvelle Peugeot se permet même d'offrir une qualité de présentation et de finition susceptible faire pâlir quelques fières teutonnes.
Du graphisme très travaillé des compteurs à la forme des aérateurs en passant par le design épuré des contre-portes ou encore la console centrale noir laqué, c'est bon goût et compagnie à bord. Ne parlons pas du cuir intégral (option à 900 € sur Féline, 2600 € sur Sport Pack), qui ne se contente pas d'habiller les sièges, mais va jusqu'à recouvrir la totalité de la planche de bord. On frise le luxe absolu, y compris à l'arrière où la présentation est tout aussi raffinée, mais la place vraiment comptée. Car si la 308 CC est plus longue (+ 8 cm) et plus large (+ 6 cm) que sa devancière, elle ne se révèle pas plus habitable.
Comme dans la 307 CC, une touche située entre les deux sièges permet d'actionner le mécanisme de toit. Effectuée en vingt secondes seulement, la manœuvre est plus rapide qu'avant. L'opération, qui peut être réalisée en marche (jusqu'à 12 km/h), ne nécessite plus de baisser au préalable les quatre vitres. Rapide et efficace. En position cabriolet, le grand coffre de la 308 se rétracte forcément lui aussi, mais permet d'emporter sans souci de quoi partir en week-end.
Arrivée d'air chaud
Une fois le toit enlevé, la 308 CC chouchoute ses occupants. Presque trop : le pare-brise est tellement incliné et les courants d'air si peu présents, même sans le filet anti-remous (option à 260 € sur la Sport Pack) que les sensations en deviennent aseptisées. Cela permet en tout cas de rouler décapoté en toute circonstance.
Quand même pas l'hiver ? Et bien si.
C'est là le gros atout de ce coupé-cabriolet : la présence d'un système " chauffe-nuque " déjà vu chez Mercedes et Audi qui permet, en ayant réglé la clim auto sur 25 ou 26°, de rouler à l'air libre quand on veut, même par un froid de gueux. Les impres-sionnants sièges à airbags et appuie-têtes intégrés de la 308 CC sont en effet équipés du système " Airwave " qui envoie des flux d'air chaud vers la tête du conducteur et des passagers.
Déroutant au départ, mais bluffant à l'usage. C'est comme si, par temps gris, les rayons du soleil venaient vous caresser la nuque. Etonnant ! Il est simplement dom-mage que ce système, proposé en série sur la coûteuse finition Féline, soit en option sur la Sport Pack (680 € + sièges cuir obligatoires à 1700 €).
Silence, on roule !
Au volant, la 308 CC impressionne par son efficacité. Malgré un poids coquet (1,6 tonne), la nouvelle Peugeot se laisse mener agréablement, aidée en cela par deux mo-teurs pleins d'allant : un 1.6 essence THP de 150 chevaux développé avec BMW ac-cessible à partir de 27 750 € et un 2.0 HDI de 140 chevaux disponible à partir de 30 300 €. La tenue de route est très sûre, la direction à la fois légère et ultra-précise, le freinage mordant, la rigidité sans faille. Mention bien également pour le confort. En dépit de suspensions un poil sèches à basse vitesse, la 308 CC se montre douce et surtout extrêmement silencieuse. Idéal pour profiter des chants d'oiseaux ou du doux murmure des terrasses de la Côte d'Azur…
Denis Carreaux
Plus : qualité de présentation et de finition, confort, silence, moteurs performants, effi-cacité du système Airwave.
Moins : peu de place à l'arrière, sensations " plein air " limitées, rayon de braquage, in-novations parfois en option.
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