Nos lecteurs écrivent
Jean-Pierre Rollet, de Manzat, " les élus se gorgent à propos du haut débit "
VOTRE article " l'Auvergne terre du haut débit " paru le 30 mars, serait idyl-lique si ce n'était qu'une mauvaise appréciation de la réalité sur le terrain. Les élus se gorgent. Il est vrai que de nombreux beaucoup de progrès ont été faits, ou sont en cours de réalisation dans les communes petites et grandes. Pour autant, on peut cons-tater que de nombreux hameaux dont le nombre d'habitants est considéré comme déri-soire, et dont la distance des terminaux particuliers aux commutateurs locaux de France Télécom est supérieure à 5 km, sont dans l'incapacité de bénéficier d'un réel haut débit.
" En effet, il importe de savoir à partir de quel flux, les représentants de l'Auvergne considèrent comme éligible à l'appellation " haut débit ", les lignes téléphoniques. Si c'est du 57 Kbps, chiffre immédiatement supérieur au débit maximum d'un modem classique- qui en réalité travaille entre 25 et 30 Kbps- alors leur déclaration relève de la filouterie. Un flux de 500 Kbps théorique est un chiffre raisonnable de départ pour le haut débit. En dessous, il s'agit tout simplement d'un bas débit amélioré.
" L'autre paramètre est la distance maximum à partir de laquelle le taux d'atténuation est tel que l'ADSL se transforme en débit modem. Je précise qu'un flux d'au moins 5 Mbps est nécessaire pour recevoir la réception TV quasi normalement. Il faut aussi tenir compte du diamètre de câbles qui acheminent le téléphone chez les particuliers. Ce critère influe aussi sur le débit. Et les hameaux anciens sont loin d'être reliés avec du câble de bon diamètre…
" En dernier lieu, la liaison satellite proposée par la Région se base sur l'éligibilité à l'ADSL, autrement dit pour tous ceux qu sont sous la barre fatidique de 56 kbps. A 57 Kbps, point d'émancipation dans les étoiles… J'espère que ces informations vous per-mettront de mieux questionner les élus qui ont un propos tout relatif sur l'exactitude des réalités ".
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