Bravo et Aliagas se retrouvent pour un grand soir

LE 25 avril, à 20 h 45 sur TF1, les deux animateurs vedettes seront aux com-mandes d'un télé-crochet en trois étapes qui mettra en concurrence huit enfants de 7 à 12 ans, notés par un jury et par les téléspectateurs qui pourront voter en direct.
En 1999, Christine Bravo avait déjà connu un grand succès à la télévision avec son magazine " Frou-Frou ", lorsqu'elle a engagé le presque débutant Nikos Aliagas comme chroniqueur de sa nouvelle émission de France 2 " Union libre ". Pendant trois ans, de solides liens d'amitié se sont tissés entre le Grec et l'Espagnole, tous deux nés à Paris. Depuis, Nikos est devenu l'incontournable animateur de la " Star Academy ", enregistrant un album au passage et Christine Bravo a rejoint l'équipe de Laurent Ruquier pour " On a tout essayé " puis " On n'a pas tout dit ", en publiant dix romans. Il fallait un événement exceptionnel pour qu'ils se retrouvent…
" J'ai donné mon accord dès que l'on m'a annoncé que Nikos coanimerait l'émis-sion, dit Christine Bravo. Je partage avec lui une réelle complicité, c'est comme mon petit frère. Selon lui, qui est très superstitieux, notre rencontre est un signe du destin car nous sommes nés le même jour, le 13 mai, à la même heure, 13 heures, dans la même maternité et à 13 ans d'écart ! Moi, je suis plus pragmatique. Je vois notre collaboration comme une sorte d'initiation. J'ai voulu transmettre tout ce que Christophe Dechavanne m'avait appris au cours de "Ciel mon mardi !" à Nikos pendant "Union Libre". Je l'ai vu grandir à la télé et devenir autonome. Je suis fière de mon élève. "
Une Star Ac pour enfants ?...
Les deux animateurs s'accordent pour dire qu'il ne s'agit en aucun cas d'une Star Academy pour enfants, puisqu'il n'y aura, dans " Les Petits Stars ", aucune formation avec des professeurs, ni évolution dans le temps, et surtout aucune promesse de carrière future. Les huit mini-concurrents défendront leur place avec des styles différents : pop, variété, rock, rap et même lyrique. Et contrairement à " L'Ecole des fans ", tous ne seront pas gagnants !
" Je vais m'appuyer sur mon expérience d'ancienne institutrice pour dédramatiser certaines situations et défendre ces bouts de chou auprès du jury, dit Christine Bravo, mais ils ont déjà traversé un casting très sévère pour en arriver là et ne devraient pas être trop affectés par une élimination. "
" Ce ne sont ni des singes savants ni des phénomènes, ajoute Nikos Aliagas, mais des enfants comme les autres qui ont un talent particulier. Sur scène, ils se comportent comme des adultes alors que lorsqu'on discute avec eux, ils réagissent comme des bébés. Ils sont venus de leur plein gré, leurs parents ne les ont pas poussés. Ils sont prêts à accepter les critiques du jury, même négatives, mais tout peut arriver car l'émis-sion est en direct. Avec Christine, nous essaierons de faire face à toutes les situations et d'en tirer partie pour que l'émission soit avant tout divertissante. Je pense que nous aurons de nombreux fous-rires. "
Les risques du direct
Si Nikos Aliagas a acquis une aisance à toutes épreuves en huit ans de " Star Aca-demy ", l'exercice du direct sera plus difficile pour Christine Bravo…
" C'est la première fois que je présenterai une émission debout et je vais avoir du mal à rester immobile, dit-elle. Je suis étonnée que l'on m'ait proposé ce direct car je suis très réactive et capable de tout, notamment de dire ce qui me passe par la tête ! Je peux bouder si on me coupe la parole, répondre à l'oreillette lorsqu'elle me "parle", je ne sais pas tenir un conducteur… Ils comptent sans doute sur Nikos pour me contrôler en cas de panique... "
Elle risque d'avoir de mauvaises surprises, car ce dernier ne lui fera pas de cadeau : " Tous les coups seront permis, dit-il. Je la laisserai exploser si les décisions du jury ne lui plaisent pas. Elle adore les enfants et est restée un peu une enfant elle-même, elle ne triche pas et a son franc-parler. C'est à mon avis ce qui manque terriblement à la télévision d'aujourd'hui. Je ne vais donc pas m'en priver."
Marie-Dominique Vançon
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