Jackie Gorissen à Athanor jusqu'au 30 mai

ON aime cet attachant artiste franco-américain que nous retrouvons trois ans après l'exposition qui lui a été consacrée au Fonds d'Art Moderne et Contemporain de Montluçon. Il nous propose de nouvelles toiles rapportées des USA pour un rendez-vous sympathique à ne pas manquer du 15 avril au 30 mai, à Athanor Montluçon, aux heures d'ouverture du Centre.
Jackie Gorissen est né à Saint-Amand-Montrond en juillet 1951 dans le quartier des Grands-Villages. A l'âge de 10 ans, il rejoint Culan avec ses parents. C'est là qu'il entreprendra une formation de cuisinier à l'issue de ses études secondaires.
À l'issue de celle-ci, il part pour Paris. La ville ne l'enchante guère mais, dit-il, deux musiciens vont, en changeant sa façon de voir et d'écouter les choses, changer en quelque sorte aussi sa vie. En 1973, il tourne le dos à Paris et part aux États-Unis, muni d'un visa touristique de six mois. Il va trouver là-bas un formidable champ d'expérimentation de ses envies. Il va de Washington au Texas et finit par s'y ennuyer.
New-York, où il séjourne durant 4 années, le marque profondément : pour Jackie, cette ville gigantesque est le centre de l'art mais y survivre est difficile. Il touche à tout, la photo, la danse, le théâtre. Il rêve un temps de devenir acteur mais son accent français le dessert. Il cuisine, pose comme modèle dans des écoles d'art, les yeux grands ouverts. En 1989, Gorissen repart à l'aventure, direction la Floride : une affiche touristique vante la beauté de West Palm Beach, qu'à cela ne tienne, il choisit cette destination…
Un art charnel

Entre cuisine et peinture, il choisit la peinture. Un espace est mis à sa disposition c'est la Galerie 624, SA galerie. Il y expose son travail mais aussi celui d'autres jeunes artistes. Gorissen fait ce qu'il aime : peindre est devenu sa nature. Sa peinture commence d'ailleurs à être connue. New-York lui propose des expositions.
Jackie dit de lui qu'il est un artiste américain. En dehors du fait, qu'il a la nationalité américaine depuis 1991, sa peinture est effectivement très influencée par son environnement américain. Il refuse cependant qu'on le compare à d'autres grands artistes. Il fait du Gorissen, un point c'est tout.
Sa peinture est sa respiration ; peindre est un véritable corps à corps. Il façonne des reliefs, creux et vagues ; il a besoin de rythme : sa peinture, il la vit comme une danse, un de ses thèmes d'inspiration. Ses toiles expriment le mouvement, l'exubérance, l'énergie qu'il déploie dans ce rapport presque charnel qu'il vit avec son art.
Mais Gorissen garde un oeil sur son pays natal et sur Culan où il rend visite à ses parents régulièrement. Le Berry lui a rendu hommage en juillet 2001 : un arbre porte son nom à la Forêt des Mille Poètes de Vesdun. St Amand l'expose, Montluçon aussi : Athanor en 2001, le FAMC en 2006. Paris le reçoit aussi régulièrement.
Cette année 2009, à l'occasion de son séjour en France, une galerie de Châteauroux lui offre ses cimaises, occasion qu'a saisie Athanor, il y a de nombreux mois déjà, pour l'inviter à occuper l'espaceAlpha.
Renseignements à Athanor, Rue Pablo Picasso à Montluçon. Tél : 04 70 08 14 40
www.centreathanor.com
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