Vous partez en vacances ? Préparez votre véhicule !
Un départ en vacances signifie souvent de longues distances à parcourir à bord d’un véhicule nettement plus chargé que d’habitude. Afin que le trajet se déroule sans encombre, la voiture nécessite un petit check-up…
Hormis les niveaux des différents réservoirs et l’état d’usure des pneumatiques, faites le tour du véhicule pour vérifier le bon fonctionnement des feux de signalisation, aussi bien sur la voiture que sur une éventuelle caravane.
Regardez également dans votre carnet d’entretien si une révision ou une vidange n’arrive pas dans les semaines qui viennent. Si c’est le cas, faites avancer votre rendez-vous chez le garagiste avant le départ en vacances.
L’art de bien charger coffre et toit est difficile. Plutôt que de remplir la voiture jusqu’au plafond à cause de trop nombreux bagages, il est préférable pour le confort et la sécurité des passagers d’investir dans une galerie et un coffre de toit. Dans ce cas, veillez à répartir la charge sur toute la surface du coffre de toit. L’organisation des bagages doit permettre de libérer complètement la plage arrière et offrir ainsi une bonne visibilité au conducteur. Ne posez aucun objet lourd ou dangereux à cet endroit car un coup de frein brutal le projetterait sur les passagers.
Si vous prenez la route pour de longues heures, parfois en pleine chaleur et dans des embouteillages interminables, emportez avec vous quelques bouteilles d’eau pour vous désaltérer.
N’oubliez pas non plus de prévoir des pare-soleil à enrouleur ou à ventouse sur les vitres arrière et latérales. Ils seront forcément plus élégants que des serviettes de bain accrochées aux fenêtres… Enfin, un simple pare-soleil en carton sera le bienvenu pour le conducteur si la voiture doit rester garer un long moment au soleil.
Pour rester zen dans les moments pénibles, armez-vous de quelques CD ou casettes de musique reposante et ne partez pas sans quelques petits jeux de voyage pour les enfants. Bien sûr, un lecteur DVD portable vous garantira un calme absolu pendant le trajet…
Pneus : les bons réflexes
Les pneumatiques assurent l’unique contact entre la route et le véhicule. Inutile de dire qu’à une certaine vitesse, des pneus usés ou dégonflés représentent un danger considérable en raison de la perte d’adhérence.
Pour éviter ce genre d’accident, l’usure et la pression des pneus du véhicule doivent être vérifiés au moins une fois par mois. Ce contrôle indispensable ne demande que quelques minutes dans une station service…
En utilisation normale, la pression d’un pneu baisse en moyenne de 100 g/mois Il est donc important d’effectuer un regonflage très régulier en respectant les différences de pression entre les roues avant et arrière. Si vous le pouvez, effectuez le contrôle de la pression sur des pneus froids car les résultats augmentent en général de 20% sur des pneus chauds.
Des pneus sous gonflés ou sur gonflés réduisent considérablement leur durée de vie, provoquent une usure irrégulière, une consommation de carburant beaucoup plus importante et une tenue de route aléatoire. Néanmoins, certaines utilisations peuvent nécessiter un sur gonflage exceptionnel. Prévoyez par exemple 0,3 bar supplémentaire avant un long parcours sur autoroute et 0,5 bar supplémentaire en cas de remorquage.
Gardez un œil sur le témoin d’usure
Tous les pneus sont équipés de témoins d’usure situés entre les rainures. Ces bossages de 1,6 millimètres d’épaisseur représentent la limite légale d’utilisation. A partir de ce seuil, le conducteur est passible d’une contravention et les pneumatiques doivent être changés très rapidement.
Pour jouer efficacement son rôle en cas de crevaison, la roue de secours doit être vérifiée régulièrement. Sa pression doit être équivalente au plus gonflé des quatre pneus. Afin de vous simplifier la vie, vous pouvez opter pour l’achat de pneus tubeless sans chambre à air. Ces deniers se dégonflent très lentement en cas de crevaison et limitent le risque d’éclatement. En revanche, ils ne se montent que sur des jantes bien spécifiques.
L’art du lavage auto
Entretenir correctement sa voiture coûte du temps et de l’argent. C’est le prix à payer pour posséder un véhicule rutilant qui conservera longtemps son apparence du neuf. Notons toutefois qu’il existe plusieurs techniques de lavage auto. Quelques conseils simples pour faire votre choix.
Le lavage aux rouleaux est le plus facile à effectuer. On place la voiture sur un rail, on introduit un jeton dans le distributeur et c’est parti. Le spectacle commence. Rapide, pas trop cher, mais ce n’est pas le plus efficace sur le long terme. Les rouleaux, on le sait bien, auront tendance à abîmer la peinture si vous usez de ce procédé trop souvent.
Le lavage haute pression
Il ne manque pas de stations de lavage équipées en ce sens. C’est la solution idéale pour nettoyer les bas de caisse. Comme on ne touche pas la peinture directement, aucun risque de rayure ! Mais la puissance du jet ne permet pas d’enlever la crasse de manière efficace. On pense notamment à la pellicule de graisse qui s’accumule au fil des semaines.
Malheureusement le bon vieux lavage à la main reste le plus efficace. Long et fastidieux évidemment, mais d’une efficacité redoutable. C’est celui-ci qui assurera la meilleure finition de votre voiture. A moins de disposer de beaucoup de temps, ce n’est pas le type de lavage que l’on aura le loisir d’effectuer chaque semaine.
Il existe désormais de nombreuses entreprises spécialisées qui proposent des lavages à la main, avec le nettoyage complet de l’intérieur du véhicule. C’est toujours très bien fait, mais sans doute plus onéreux que les autres solutions présentées ici.
Finalement, il ne faut rejeter aucune de ces solutions. Sélectionnez-les en fonction de votre budget, de votre temps disponible et du résultat que vous souhaitez obtenir.
Les conseils pour conduire de nuit
La conduite de nuit, par temps de brouillard ou sous une forte pluie nécessite souvent de modifier ses habitudes et d’augmenter sa vigilance. Quels conseils peuvent permettre d’améliorer la sécurité au volant lors de trajets de nuit ? De nombreux automobilistes privilégient la conduite de nuit afin d'échapper, par exemple, aux embouteillages des départs en vacances ou aux fortes chaleurs pendant l’été. Pour rouler dans ces conditions particulières, quelques précautions doivent être prises. Evitez ainsi de conduire entre deux et quatre heures du matin (une période où les capacités et la vigilance sont les plus limitées), après un repas trop copieux, en ayant pris des médicaments ou en ayant bu de l’alcool.
Comme pour tout long trajet, il est conseillé de faire une pause au moins toutes les deux heures. Les premiers signes de fatigue sont nombreux et ne trompent pas : irritabilité, tête lourde, impression d'avoir trop chaud ou d'être serré dans ses vêtements, besoin de changer de position en permanence, picotements dans les yeux…
Les règles à connaître sur l'éclairage
Les feux de position sont autorisés en agglomération, même par temps de pluie, lorsque la chaussée est suffisamment éclairée.
Les feux de croisement s’utilisent dès la tombée de la nuit lorsque l’éclairage de la chaussée est insuffisant ou quand la visibilité est réduite ou inférieure à 150 m, de jour comme de nuit, en raison du brouillard, de la pluie, et de la neige.
Quant aux feux de route, ils ne doivent être allumés que lorsque vous êtes le seul véhicule sur la route et que la visibilité est dégagée.
Enfin, les feux de brouillard avant et arrière ne peuvent être utilisés qu'en cas de brouillard, de neige ou de très forte pluie. Il est interdit de les utiliser en agglomération ou en cas de bonne visibilité sous peine d'amende.
Des limitations de vitesse adaptées aux conditions
La vitesse des véhicules est limitée sur l'ensemble du réseau routier. Cette réglementation s'applique à tous les conducteurs et tous les véhicules sans exception. Par temps de pluie ou autre précipitations, la vitesse maximale sur autoroute est de 110 km/h au lieu de 130. Elle est de 100 au lieu de 110 km/h sur les autoroutes urbaines et les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central et de 80 au lieu de 90 sur les autres routes. En cas de visibilité inférieure à 50 m, la vitesse est limitée à 50 km/
Quant aux feux de route, ils ne doivent être allumés que lorsque vous êtes le seul véhicule sur la route et que la visibilité est dégagée.
Enfin, les feux de brouillard avant et arrière ne peuvent être utilisés qu'en cas de brouillard, de neige ou de très forte pluie. Il est interdit de les utiliser en agglomération ou en cas de bonne visibilité sous peine d'amende.
Questions sur le contrôle technique
S’il peut sembler contraignant, le contrôle technique n’en demeure pas moins la meilleure garantie de la bonne santé d’un véhicule. Grâce à cette révision obligatoire et exhaustive, tous les organes essentiels sont régulièrement passés au crible. Un spécialiste répond à vos questions…
Comment savoir si ma voiture a besoin de passer le contrôle technique ?
Le contrôle technique ne s’effectue pas en cas de besoin mais de manière obligatoire pour tout véhicule particulier et utilitaire de plus de quatre ans dont le poids est inférieur à 3,5 tonnes. Il doit être effectué pour la première fois dans les six mois précédant le quatrième anniversaire de la mise en service du véhicule. N’oubliez pas de faire une grosse croix sur votre calendrier car personne ne vous avertira de l’âge de votre véhicule… Vous devrez ensuite représenter le véhicule au contrôle technique tous les deux ans.
Le contrôle technique concerne-t-il la mécanique ou d’autres éléments ?
Bien qu’il s’effectue sans démontage, le contrôle technique est un véritable check-up général du véhicule. Pas moins de 125 points sont vérifiés ! Le freinage, l’éclairage, le niveau de pollution, la carrosserie, les plaques d’immatriculation, les équipements ou encore les pneus et la direction n’échappent pas à l’œil des contrôleurs…
Pourquoi m’a-t-on demandé de représenter mon véhicule au CT après les réparations ?
Parmi les 125 points vérifiés, 68 ont une importance primordiale pour la sécurité. En cas de problème ou d’usure sur l’un de ces organes, sa réparation puis une contre-visite doivent être effectuées dans les deux mois.
Y a-t-il un risque à ne pas présenter ma voiture au contrôle technique ?
Jouer avec sa sécurité et celle des autres n’est pas très apprécié de nos jours… Un contrôle technique oublié est passible de 135 euros d’amende, minoré à 90 euros en payant sous 3 jours. Si vous faites l’impasse sur une contre-visite, c’est le contrôle technique entier qu’il faudra repasser. |