René Fontès " Il nous reste encore deux marches à gravir "
Le président de l'ASM Clermont Auvergne livre son sentiment, avant le choc face au Stade Toulousain, vendredi 29 mai, au stade Jacques Chaban-Delmas de Bordeaux.
Info - Le club est qualifié pour les demi-finales, est-ce déjà un aboutissement ou sim-plement une étape ?
René Fontès - Ce n'est ni l'un ni l'autre. C'est le résultat d'une année de travail qui se concrétise une fois de plus, puisque pour la troisième année consécutive, nous nous hissons à ce niveau. Cela traduit l'application de tous à essayer de monter le plus haut possible.
I - Vous retrouvez Toulouse en demi-finale, quel est votre sentiment ?
R. F. - A ma connaissance, il faut battre tout le monde pour arriver à gagner un titre. Que ce soit Toulouse, Perpignan ou le Stade Français, peu importe. Il faut que l'on reste concentré jusqu'au bout.
I - Comment voyez-vous ce match, qui s'annonce explosif ?
R. F. - Je le vois tout simplement comme un match couperet. Une équipe va passer, l'autre va rester sur le carreau. Les deux formations vont se donner à fond pour essayer de l'emporter. Ça risque d'être un grand match.
I - Jouer à Chaband-Delmas, où Toulouse connait mieux le stade, constitue-t-il un désa-vantage pour l'ASM selon vous ?
R. F. - Je pense que ça n'a pas d'importance. Il ne faut pas rentrer dans ce genre de détail. La différence se fera très certainement sur d'autres critères.
I - Jouer les phases finales, c'est aussi une excellente affaire financière pour un club, n'est-ce pas…
R. F. - Franchement, ça ne fait pas partie de nos préoccupations. Les phases fi-nales, c'est d'abord une bonne opération sur le plan sportif.
I - Et accessoirement une bonne opération financière ?
R. F. - (sourire) S'il fallait compter là-dessus pour sauver les finances du club, ce serait un mauvais calcul et en plus un calcul stupide.
I - Se hisser trois années de suite dans le dernier carré constitue déjà un exploit. Quoiqu'il arrive vendredi, estimez-vous d'ores et déjà que la saison est une réussite ?
R. F. - On peut le voir comme ça, mais je pense que l'on aura tous un sentiment d'échec si d'aventures on venait à perdre contre Toulouse. Pour moi, il nous reste encore deux marches à gravir.
Propos recueillis par Jean-Paul BOITHIAS
|