Soliland : des livres décalés
Jean-Louis Pagès a créé, il y a 3 ans, sa maison d'édition : Soliland. Il propose différentes collections, très originales.
Soliland. Quel drôle de nom pour une maison d'édition ! " C'est un mix de soli-darité et de langues. Mais c'était aussi un clin d'œil à Jack Lang. En 1981, la peine de mort à été abolie. Cela a évité qu'on coupe la tête à nos concitoyens et Jack Lang aux libraires grâce à sa loi sur le prix unique des livres, explique avec humour Jean-Louis Pagès. J'aime la chose écrite, la communication, les langues étrangères, d'où mon idée de créer une maison d'édition. Je n'y connaissais rien et j'avais décidé de tout faire moi-même. J'ai aimé le côté pionnier, puis je me suis inséré dans les filières du métier ".
Aujourd'hui, Soliland compte plusieurs collections. " Repères de vie quotidienne ", qui va être reformatée, permet grâce à des témoignages triviaux que connaître l'âme d'un pays, en cassant les barrières entre les différentes cultures. " Tourisme du 3e type ", propose des formes de voyages hors des circuits commerciaux, comme " Intimate tourism, tourisme intimiste ou tourisme de l'intime ", écrit par Paula Bialski, une sociologue canadienne, ou encore " Voyager presque gratuit ", le guide des réseaux d'hospitalité, avec des étrangers qui ouvrent gratuitement leurs portes aux voyageurs. " Cet hiver, nous publions un guide sur l'auto-stop, réalisé par une fille seule à travers le monde. Cet ouvrage concerne une façon de voyager transversal à travers les pays ", note Jean-Louis Pagès. Une collection de voyages dits spirituels sur la compréhension des faits religieux est en prévision. " Oméga " a pour but la promotion des soins palliatifs. Après " Peux-t-on vraiment choisir sa propre mort " de Bernard Devalois, un recueil de poésie, écrit par une infirmière en soins palliatifs, sortira durant le mois de juin. Enfin, " V.O.yage ", les voyages en version originale, a pour objectif de comprendre un peuple par le biais de sa langue, avec notamment un texte emblématique. " Cette lecture hypertextuelle offrira l'opportunité de goûter à la saveur de la langue à travers chaque mot ", note le directeur de Soliland.
Et celui-ci de conclure : " Pour moi, publier, ce n'est pas produire du papier mais rendre public. Mon travail est militant, il doit servir à quelque chose, à changer le quotidien ".
Anne-Marie Muia
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